Existe-il un métier sans stress ? Il y a une croyance largement répandue qui consiste à relier le stress néfaste à un certain type de métier et à penser que d’autres métiers n‘en seraient pas sujets. Est-ce aussi ta façon de penser le stress au travail?

Stress ou pas stress…telle est la question ? 🤔

Penser que le stress dépend de la nature du métier permet de nourrir l’espoir d’échapper à un quotidien pesant “juste” en changeant de métier. Si tu tiens à cet espoir c’est que le sujet est vraiment important. En revanche, cela suppose qu’il faut trouver le bon métier qui ne nous ferait jamais de mal. Penses-tu vraiment que cet endroit existe ? Non. C’est une illusion. Mais ce n’est pas pour autant une mauvaise nouvelle. Viens, je tente de te le démontrer. ci-après

Je te propose de penser le stress comme un indicateur. Car s’il y a stress dans une situation donnée, c’est qu’une limite a été atteinte. Identifier cette limite t’aide à repérer ce que tu devrais changer. Et pas forcément ton métier. Mais probablement des ingrédients faciles à ajuster.

Tu me suis jusqu’ici ?

Donc, intéressons-nous maintenant à certains métiers connus par tous, pour illustrer ce qui peut être conduit comme raisonnement et apporter des éléments de réponse à ta quête de tranquillité.

Quels métiers pour quel type de stress ?

Parce que la vraie question est bien celle-ci. Aucun métier ne peut promettre un long fleuve tranquille. Tu le sais. En revanche, en fonction de tes centres d’intérêt et de ton mode de fonctionnement, certains te seront probablement source d’épanouissement quand d’autres provoqueront stress et manque d’alignement.

Exemple 1: Le métier d’un jardinier qui travaille à son compte

Parmi les métiers faciles à imaginer, on peut par exemple penser aux métiers de la terre comme celui de jardinier.

Pourquoi ? parce que ce métier offre à beaucoup un contraste radical avec leur réalité professionnelle souvent synonyme de travail de bureau, d’abstraction et de résultat non tangible. Est-ce aussi ta réalité aujourd’hui ?

Alors, le métier de jardinier permet de rendre concret ce que j’essaie de t’inviter à faire comme réflexion...

Je t’invite à te poser la question: « Est-ce que le métier de jardinier présente pour moi un risque de vie stressante ? ». Imagines-toi avoir le quotidien d’un jardinier et repères ton ressenti selon les tâches effectuées. Tu vas te rendre compte de ce qui pourrait te stimuler et ce qui au contraire nuit à ta productivité.

Par exemple, pour certains, être affairé à des tâches souvent solitaires qui nécessitent de s’adapter à un rythme qu’on n’a pas choisi, peut provoquer de l’anxiété. Le jardinier doit en effet respecter une saisonnalité et faire preuve d’écoute et de sérénité quand son travail dépend beaucoup de facteurs non maîtrisés. Il y a non seulement la météo mais aussi les désirs des clients, leur exigence et leur ouverture.

Sauras-tu composer avec un environnement qui t’impose de coopérer avec tant de forces extérieures à toi et que tu ne peux contrôler ? C’est à ce type de questions que je te suggère de répondre. Non pas pour valider si tu devrais te convertir vers les métiers de travail de la terre mais pour tirer de tes réponses des indications utiles. Car autrement, s’arrêter à l’aspect extérieur et manuel de ces métiers risque d’occulter les principales informations sur le type de stress que tu serais en mesure d’accepter.

Exemple 2: Le métier d’artiste peintre dans son atelier

Personne ne peut devenir artiste peintre sans une réelle envie de pratiquer un art et de s’épanouir par sa seule créativité. Ce type de métier est associé à la passion et à l’exercice de ce qui développe le sens de l’esthétisme et la sensibilité.

Alors pourquoi considérer ce métier quand on n’a ni le talent ni la passion ?

C’est pour révéler des informations sur ta propre personnalité et sur ta conception du stress non désiré.

Il peut par exemple te surprendre par un certain respect que tu tiens à l’égard des artistes. Peut-être que tu fais partie de ceux qui admirent la pugnacité de ces gens qui s’affranchissent du cadre et qui peuvent donner libre court à leur envie de créer, sans forcément mettre l’argent comme première visée de leur activité.

Si c’est le cas, sens-tu en miroir un stress à ne pas savoir ce que ton travail pourrait te permettre comme rétribution ? Es-tu anxieux quand ton activité doit suivre les dents de scie d’une économie en perte de vitesse ou un marché en mal de clients ?

Fais-tu partie de ceux qui espèrent maîtriser l’avenir et qui ne demandent qu’une chose c’est de se tenir loin de toute agitation ou changement imprévu? Si c’est le cas, le métier d’artiste peut en effet exercer sur toi cette aversion malgré l’admiration.

Tu sauras dans ce cas qu’il y a intérêt pour toi à chercher des endroits sécurisants qui n’éprouvent pas ton besoin de contrôle.

Cependant, tu le sais, ce n’est qu’une tentative de mettre de la prévisibilité dans un monde qui n’en offre aucunement. Donc tôt ou tard, tu devrais t’exposer à cette marge de progression, pour être plus à l’aise avec l’incertitude et moins facilement déstabilisé par le changement.

Exemple 3: Le métier d’artisan, qui modèle des objets et qui les vend.

Dans ce type de métier, tu es confrontée à une routine de fabrication. Certes, tu as le choix de multiplier les modèles et l’inspiration mais tu devrais également assurer la vente de ce qui fonctionne correctement. Ta créativité est tenue de produire et d’être correctement rémunérée pour te permettre une vie décente et une satisfaction.

Es-tu dans ce contexte encline à l’agitation si tes clients te demanderaient de renouveler tes collections? ou au contraire, serais-tu enthousiaste à toujours inventer pour faire différent?

Si ton client t’impose son attente, serais-tu contrariée si elle ne correspond pas à ce qui te convient le mieux? L’obligation de suivre les tendances ou les conditionnements serait alors source d’irritation. Tu n’aimes pas voir ta liberté de créer contrariée par les désirs des autres et ton sentiment d’utilité ne peut venir compenser cette insatisfaction.

À l’inverse, quand tu te surprends à t’adapter à la demande et à y trouver de l’intérêt, serais-tu désappointée si ton désir de plaire et d’arranger venait à être refusé ? Quand par exemple, avec de l’effort tu imagines des solutions et que l’autre sans ménagement oppose une réflexion indigne de ton application. Si oui, c’est alors le signe que tu es plutôt de nature adaptable mais à condition que l’on valorise ta souplesse et qu’on reconnaisse ton imagination.

Que faire pour installer un quotidien sans stress ?

Tu l’auras compris, changer de métier sans avoir identifier la véritable origine de ton insatisfaction n’est pas la solution. En revanche, utiliser tes envies de métiers différents pour dévoiler tes goûts et tes besoins selon le raisonnement que l’on vient d’illustrer te permet d’avoir des clés.  Quand tu sais mieux ce qui te va, tu pourras le rechercher, le proposer, en parler et en faire l’objet de tes tractations avec ton environnement ou ta hiérarchie. Par exemple, quand tu sais que ton stress est du à un besoin de stabilité et de contrôle ou à un attrait pour des consignes claires et directives, tu sauras que c’est une priorité pour toi d’en faire un critère important à communiquer autour de toi. Et avant d’aborder un changement radical tenter l’amélioration des conditions de travail selon ce qui t’est apparu comme important

Alors la balle est dans ton camp pour tirer des leçons et d’aller à la pêche aux opportunités utiles sans illusion !


 

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